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La pandémie du coronavirus s'est propagée dans une grande partie de la population mondiale dès le début 2020, au point de bouleverser les habitudes et la manière de vivre de chacun.

Jeudi 12 mars 2020

« Rien ne serait plus désastreux que des demi-mesures. Agir vite. Massivement. Réduire toute occasion de contagion. Se mettre en économie de guerre. Produire des respirateurs et des masques comme on aurait produit des avions et des obus. Imposer une hygiène absolue. » Jacques Attali


Ils partagent la même foi, fréquentent parfois la même église et ont pourtant des comportements diamétralement opposés. Certains considèrent que l'épidémie ne les concerne pas, que le Seigneur les protège, qu'ils ne doivent par conséquent pas changer leurs habitudes. D'autres se plient volontiers aux consignes sanitaires et prennent toutes les mesures de protection nécessaires pour ne pas être contaminés et pour ne pas propager le virus.

Cette situation paradoxale se vérifie lorsque la pandémie du SARS-CoV-2 (coronavirus) atteint la plupart des pays occidentaux en mars 2020.

Les attitudes les plus insouciantes, les plus folles, diront certains, cohabitent désormais avec les plus précautionneuses, les plus obsessionnelles, diront d'autres. Les mots d'ordre contradictoires, émergeant d'églises, dont les différences idéologiques insoupçonnées deviennent manifestement irréconciliables, choquent ou rassurent l'opinion publique. Des forces occultes et irrationnelles semblent motiver des pasteurs, jugés fanatiques par certains observateurs, ou dans la plus parfaite vérité, pour d'autres. La cohésion sociale est menacée par un obscurantisme exacerbé, auquel doit faire face un monde scientifique impuissant face à l'avancée du virus. Jugés incompétents et dépassés, par les prophètes de l'apocalypse, ces mêmes hommes de science, censés défendre un système basé, non seulement sur la logique de ses procédés, mais encore sur une certaine transparence et solidarité, se voient soudain démunis face au refus de collaborer aux mesures de prévention. Lorsqu'elle est l’œuvre de fanatiques, prêchant la fin du monde ou la guérison par l'Esprit-Saint, cette attitude de rejet est jugée franchement suicidaire par de nombreux observateurs.